07 octobre 2008
Moi, la crise...

C’est marrant, …
Non, ce n’est pas « marrant », c’est tout simplement bizarre.
Cette crise où tous les gens hurlent que tout s’effondre, que tout part en c*** et que le Monde est en déroute.
Tout le monde flippe. Tout le monde se met à l’abri. Tout le monde se demande comment cacher ses œufs sous une fourrure suffisamment épaisse pour les protéger des pire orages et des tempêtes annoncées.
Moi ? Bizarre…
Non. Je ne vais pas vous la faire à la Romain Duris dans l’Auberge Espagnole, mais il y a tout de cela !
J’ai envie de courir et de me barrer ! De profiter de tout ce bordel pour tirer un trait sur tous les abus d’une société en déroute.
Passer à l’essentiel : enfants, mari, jardin, agriculture bio, glande, paysages, mer, ballade, lecture, cinéma, philosophie, voyages…
Des bons basiques qui vous font circuler le sang dans le cœur et dans la tête.
Pas d’écran plat mais un bon feu de cheminée ! Pas de Playstation mais bien des histoires contées au fond du jardin sous un saule, petit creu ombragé… Adieu Drucker abrutissant ou Star Ac’ « débilisante » ! Vive Oui Oui, et toute la bibliothèque rose, Romain Gary et sa promesse de l’aube, et même au crépuscule désormais ! De Peretti par plaisir, ou Joffo pour les souvenirs, ou encore Pagnol et ses leçons de vie qui n’en sont pas… Gavalda pour les soirées légères, Balzac ou Hugo quand l’envie vous prend de rivaliser avec les mots et leurs longues tentacules…
Oui. Mais.
Mais voilà…
Avec quel argent ?
Non. Non pas que vous ayez raison de me rétorquer ceci. Bien que. Mais simplement qu’on se mord bien la queue (aie !).
Ce n’est pas la bonne question. La bonne est à mes yeux : Comment ?
Comment reprendre un peu de bon temps ? Comment ne plus être victime de tout ce vacarme ambiant ? Comment pouvoir encore choisir sa vie sans ce diktat financier ? Comment continuer à trouver du temps là où personne n’en a plus.
La jet set s’ennuie ? Qu’elle m’appelle ! Je saurai, moi, quoi en faire de tout cet argent mal accumulé…
Demandez à tous ces gens – que je connais parfois – qui ont déjà passé plus de la moitié de leur vie à dire « qu’ils bossent pour ne plus bosser », baignés dans un mix d’illusion, d’espoir et d’auto dérision.
Pourtant certains ont un certain génie à me faire penser qu’ils ont raison de forcer, parfois, pour récolter des fruits pour l’avenir.
Mais je vois encore mon père bosser comme un fou, encore aujourd’hui, à ce jeu là…
Si… Soleil, amour et air pur, culture et émerveillement, éveil et bonheur. Telle sera la recette d’une nouvelle vie que je vise encore, utopiquement ou pas, à construire un jour pour moi et les miens…
Des candidats ? Tant pis si je rêve seule…
« C’est si bon !» comme dit la chanson…
22:18 Publié dans MA VIE MON OEUVRE ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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